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Crise humanitaire : Congolais expulsés d’Angola, SAPI-UNICEF

Depuis début octobre 2018, de nombreux ressortissants congolais sont rentrés de la République d’Angola, volontairement [1] ou expulsés, après l’expiration du délai accordé aux migrants en situation irrégulière pour quitter le pays. Du 1er au 29 octobre 2018, au moins 347 100 ressortissants congolais sont arrivés en RDC depuis l’Angola, selon les autorités congolaises. De nombreux témoignages font état de diverses violations des droits humains subies lors de leur retour (ou de leur expulsion) et en RDC.

Parmi ces ressortissants, de nombreux enfants ont été séparés de leurs parents et ont subi des abus et des violences pendant le déplacement. Au total, plus de 600 enfants non accompagnés et séparés (ENA/ES) ont été identifiés par les acteurs de la protection, dont SAPI ; leur documentation est en cours dans la ville de Kamako, province du Kasaï, et dans la zone de santé de Luiza, province du Kasaï-Central.

Save the People International intervient dans la crise du Kasaï depuis 2016 et propose un paquet de prise en charge globale des enfants non accompagnés et des enfants touchés par les milices (ESM). Ce paquet minimum de services pour la prise en charge des enfants comprend le soutien psychosocial, la recherche et la réunification familiale, l’appui à l’enregistrement tardif des naissances, les soins médicaux et le référencement, la réinsertion scolaire et socio-économique et le suivi après réunification.

L’UNICEF apporte actuellement un appui financier à Save the People International (SAPI) pour la mise en œuvre d’un projet IDTR au bénéfice de 600 enfants déjà identifiés par les travailleurs sociaux de SAPI et de ses partenaires dans les deux provinces (Kasaï et Kasaï-Central), pour des interventions à court terme de protection de l’enfance en situation d’urgence liée à la crise des personnes refoulées d’Angola.

[1] Le terme « volontaire » n’implique pas un choix délibéré des étrangers qui quittent le sol angolais de leur plein gré ; il désigne les personnes qui, malgré elles, quittent le sol angolais de manière préventive, sans opposer de résistance à l’expulsion.

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