Dans le cadre du projet d’appui aux enfants touchés par les conflits armés au Kasaï, principalement les enfants sortis des forces et groupes armés (EAFGA) et les enfants non accompagnés, SAPI met en œuvre un projet d’urgence financé par l’UNICEF et cofinancé par SAPI dans la ville de Tshikapa, dans le territoire de Kamonia et dans la ville de Kamako.
Pour améliorer l’environnement protecteur des enfants libérés de la milice Kamuina Nsapu, l’ONG a mis en place deux CTO (centres de transit et d’orientation) à Tshikapa et à Kamako, pour une prise en charge globale des enfants avec une attention particulière au soutien psychosocial des enfants souffrant de stress aigu.
En termes de réalisations, plus de 431 enfants associés aux forces et groupes armés des CTO de Tshikapa et de Kamako ont été réunifiés avec leur famille, et 12 séances de sensibilisation ont été organisées au CTO de Tshikapa et dans les zones de réunification familiale de Kasanzu, Katanda, Tshienda, Manne, Kamako et Nsumbula.
Pour la réunification des enfants non accompagnés (ENA), 450 enfants expulsés d’Angola ont été réunifiés entre décembre 2018 et avril 2019.
Lors de la reddition des enfants enrôlés dans la milice Kamuina Nsapu, 270 EAFGA ont reçu une prise en charge psychologique et médicale et ont été réunifiés avec leur famille. Dans le cadre du programme, 9 enfants EAFGA ont été confiés au CICR pour une réunification interprovinciale. Pour atteindre les objectifs du projet d’appui aux enfants touchés par les conflits armés au Kasaï, principalement les enfants sortis des forces et groupes armés (EAFGA) et les enfants non accompagnés, SAPI met en œuvre une stratégie d’appui fondée sur l’aide alimentaire au CTO, l’aide vestimentaire, l’appui aux 200 FAT et FAS bénéficiaires du projet et le soutien psychologique aux enfants. En perspective, SAPI prévoit d’appuyer la réinsertion économique des enfants déjà réunifiés et d’organiser des activités de sensibilisation pour les RECOPE ainsi que le renforcement des capacités des autorités locales, politiques et administratives et des milices de Kananga et de Tshikapa sur les droits humains, la protection de l’enfance, la résolution 1612, les devoirs de l’enfant, les droits de l’enfant, les violences sexuelles, le viol, les attaques contre les écoles, etc.
