Appel aux dons pour les enfants affectés par la crise du M23 à l'Est de la RDC

CRISE A L’EST DE LA RDC ET L’IMPACT SUR LA SITUATION DES ENFANT.

L’Est de la RDC est plongé dans une double crise à la fois sécuritaire et humanitaire profonde avec un impact dévastateur sur la situation des plusieurs enfants. Selon le rapport de OCHA plus de 500 000 personnes ont été déplacées depuis le début des affrontements entre l’armée congolaise (FARDC) et le Mouvement du 23 mars (M23) dans le territoire de Rutshuru qui s’est progressivement étendu dans d’autres zones marqué par l’occupation des nouvelles localités et villages par le mouvement rebelle dans le territoire de Masisi.  Plus de 7 000 autres ont trouvé refuge en Ouganda, selon le UNHCR. La majorité des personnes déplacées se trouve dans le territoire de Nyiragongo (240 000 personnes), dont plus de 97% sont logés dans des églises, écoles, stades et des sites improvisés, tandis que les autres vivent en familles d’accueil, dont les principaux sites d’accueil collectif sont situés à Kanyaruchinya dans le territoire de Nyiragongo, Munguga, Bulengo dans le quartier Lac vert au sud de la ville de Goma, dans la sité de Sake à 20 Km de ville de Goma, la sité de Mweso, Masisi. Les femmes représentent 51% des personnes déplacées et plus de 58% sont des enfants de moins de 18 ans. Les mouvements de population restent dynamiques et évoluent selon le contexte sécuritaire.

Avec l’occupation de la cité de Kitshanga par le mouvement du M23 et l’intensification des violents affrontements qui continuent à être signalés dans les localités et villages aux alentours de Kitshanga occasionnant les mouvements ininterrompus des populations vers des zones plus ou moins sûres. Alors plusieurs localités continuent à se vider des habitants, la situation des enfants continue de se complexifier.

Compte tenu de l’explosion des besoins humanitaires et les difficultés d’accès des acteurs humanitaires, les populations déplacées vivent dans les conditions de vie extrêmes. L’accès sécuritaire dans la zone à forte concentration des personnes déplacées et à la fermeture de la route GOMA – SAKE – KITHANGA – MWESO demeure un défi majeur qui rend impossible les interventions humanitaires.

Plusieurs incidents de protection sont signalés dans les zones d’accueil des déplacés et les enfants et les femmes sont les plus exposés aux risques par cette crise, notamment le viol, la séparation familiale, les enlèvements, l’enrôlement des enfants dans les groupes armés, la déscolarisation, les attaques contre les écoles, les meurtres, le refus d’accès à l’assistance, etc.

Plusieurs enfants victimes des conflits armés à l’Est de la RDC ne peuvent pas fouler leurs pieds à l’école. Au Nord-Kivu, plus au moins 85% des enfants déplacées âgés de 6 à 17 ans n’ont pas accès à l’éducation en raison de facteurs majeurs tels que l’abandon des écoles suite au déplacement des nombreuses familles fouillant les affrontements armés entre la FARDC et les mouvements rebelles du M23 d’une part et l’utilisation des écoles comme abris accueillant les familles déplacées d’autre part.

Au moins 240 écoles sont occupées par les déplacés, ce qui rend difficile la constitué de l’éducation à plus de 12 000 enfants déscolarisés tant dans les ménages déplacés et ceux des communautés d’accueil. Suite à cela, on signale également plus de 89 enfants non accompagnés qui sont séparés de leurs familles et qui n’ont reçu aucun accompagnement. Cette situation est à la base de la recrudescence du phénomène enfants en situation de rue étant donné que beaucoup d’enfants sans assistance sont poussés à sillonner les rues pour mendier des aides aux adultes et passent la nuit dehors.  Votre soutien permettra à SAPI International de soutenir le soins médicaux, nourriture, habillement et la réunification familiale des 89 enfants non accompagnés et soutien à 240 écoles en mobiliers qui ont été détruites pendant la crises et d’autres sont occupées par les déplacées.

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